samedi 3 novembre 2018

81 - Tarn roman



Le département du Tarn présente une densité assez faible d'édifices romans en lien sans doute avec les guerres de religion (croisade des Albigeois) ou l'industrialisation. Si les sites présentés ici sont très souvent incomplets, ils réservent de bonnes surprises (portails, chapiteaux). La vallée du Tarn concentre une bonne partie d'entre eux, dont Ambialet à la nef très dépouillée, Lescure-d'Albigeois qui présente un édifice particulièrement raffiné, Albi (Saint-Salvi) et Rabastens.
En terme de style, les édifices se rattachent au Languedoc (chapiteaux), ceci s’explique sans doute simplement par le relief, de faible altitude vers l'Ouest en proximité du bassin Toulousain, plus escarpé au Nord et surtout à L'Est et au Sud du département.

Lavernose-Lacasse - Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul (31)

Noé - Eglise Saint-Martin (31)

samedi 27 octobre 2018

46 - Lot roman



Le département du Lot correspond plus ou moins au Haut-Quercy. Il présente une densité importante  et continue d'édifices romans au Nord et à L'Ouest le long des département voisins.

Si les églises au plan simple avec abside circulaire à simple fenêtre axiale sont ici légion,  le Lot compte des sites d'intérêt national:
Au nord, en bordure de la Dordogne, les grands édifices de Souillac et Carennac sont particulièrement remarquables pour leur sculpture monumentale.
Au Sud, en bordure du Lot, la cathédrale de  Cahors complète cet ensemble monumental. Le Lot (ou de son affluent le Célé) présentent des édifices plus petits tout aussi originaux. A L'Est Saint-Pierre Toirac présente un magnifique ensemble de chapiteaux et un décor très soigné (entrelacs) qui rappellent les grands édifices du Rouergue. L'abbaye de Lantouy intéressera les amateurs du premier art roman avec une architecture très pure. Marcilhac présente une autre abbaye ancienne à la décoration plus abondante. Enfin à l'Ouest, Duravel présente une crypte aux sculptures anciennes.

Séniergues - Eglise Saint-Martin (46)

samedi 13 octobre 2018

12 - Aveyron roman



L'Aveyron - dont le découpage reprend essentiellement les contours de l'ancienne province du Rouergue -  occupe la bordure méridionale du massif central. Il surprend par la beauté de ses paysages et la variété des matériaux disponibles. Les sites romans y sont nombreux, pittoresques, soignés et authentiques.

Au Nord, quelques modestes églises auvergnates de granite et de basalte autour de Mur-de-Barrez.

A peine plus au Sud, proche de la vallée du Lot et sur le chemin de Saint-Jacques se trouve une abondante série d'édifices à la belle coloration rouge (grès) ou ocre ou minérale (schiste). Perse, Bessuéjouls, Conques comptent parmi les plus beaux joyaux avec un soin apporté à l'appareillage et à la décoration (chapiteaux, modillons, tympans, motifs à entrelacs, ...)

Plus au Sud, autour de Millau, les vallées du Tarn et de son affluant la Dourbie concentrent des édifices tout aussi intéressants, décorés de larges et profondes arcatures et parfois de petits interstices (églises de Castelnau-Pégayrols notamment, Mostuéjouls, ...)

L'art préroman n'est pas en reste au Sud avec des édifices caractéristiques (nef unique étroite, chevet quadrangulaire, ...). Certains sont dotés de petites ouvertures disposées en triangle (Saint-Clair de Verdun, Saint-Pierre de Brocuéjouls, Saint-Martin d'Ayguebonne). A l'Ouest Toulongergues et Lantouy (Lot) présentent des ouvertures en trou de serrures (ou wisigothiques), probablement  les sites les plus septentrionaux à présenter ce dispositif en Europe. L'art préroman se conjugue également en sculpture (linteaux de Lapeyre) et extraordinairement dans les arts précieux avec la Majesté de Sainte-Foy du trésor de Conques.

samedi 22 septembre 2018

82- Tarn-et-Garonne roman



Le Tarn-et-Garonne a été créé en 1803, reprenant partie des départements voisins (hors le Tarn).

Principale partie héritée du Lot, le Bas-Quercy est la partie la plus grande et certainement la plus significative avec l'abbaye de Moissac, sans doute le plus bel ensemble sculpté de France méridional. Le site Clunisien (et de fondation ancienne) est particulièrement célèbre pour son tympan (Christ en majesté) et son vaste cloître.

La frange Occidentale héritée du Lot-et-Garonne est riche de très nombreux édifices calcaires, modestes et champêtres, à découvrir dans une continuité évidente de l'Agenais.

A l'Est, quelques territoires hérités de l'Aveyron surprennent par la beauté de l'église de Varen et la petite église de Cas aux angles arrondies qui rappelle la petite église préromane de Toulonguergues (Aveyron).

Au Sud et au Sud-Ouest, les édifices romans se font plus rares au profits de grosses églises du gothique méridional au clochers octogonaux bâtis sur le modèle de celui de Saint-Cernin (Toulouse).

samedi 15 septembre 2018

49 - Maine-et-Loire roman



Le Maine-et-Loire, partie Ouest de la riche région naturelle et historique du Val-de-Loire, présente une densité forte d'édifices romans. La Loire semble en être la colonne vertébrale. C'est ici, en Anjou blanc, que se trouvent les sites les plus connus du département avec la célèbre abbaye de Fontevraud, l'église de Cunault, l'ancienne abbaye Saint-Florent de Saumur (crypte) et le prieuré de Saint-Macé, tous bâtis en pierre de tuffeau, comme nombre de sites en Touraine ou en Poitou.

Au centre, Angers, voisine aussi de la Loire mais surtout traversée par la Maine qui prend naissance au confluent de la Mayenne et de la Sarthe, surprend par la densité de sites variés, nombreux, mutilés ou parfois largement disparus, réhabilités et qui pour certains attestent d'un art ancien (Saint-Martin) ou particulièrement épanoui en matière de décoration (Saint-Aubin).

Au nord-Est, le Beaugeois aux églises moins médiatisées fascine par ses très nombreuses grosses églises romanes dont Genneteil est sans doute la plus remarquable (fresques).

A l'image des provinces voisines (Maine, Touraine, Poitou), l'Anjou compte aussi un très grand nombre de sites du premier art roman de grand intérêt, dans leur grande majorité appareillés en petits moellons mais aussi parfois en opus spicatum: la motte castrale de Doué-la-Fontaine, l'église de Verrie (claustra), l'ancienne église Saint-Pierre de Chênehutte, l'église Saint-Aubin de la Pellerine, les églises de Chigné et de Broc, l'église de Savennières.